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Récit d’un procès : Condamné à deux mois de prison pour avoir gifler sa collègue enceinte

JIB2 25 mai 2026 0
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Souleymane (nom d’emprunt) est un boulanger de profession à Dédougou. Il était face à la chambre correctionnelle du TGI de Dédougou, le mardi 19 mai 2026.

Il lui est reproché d’avoir, le 17 janvier dernier, à Dédougou, et sur son lieu de travail, porté des coups et blessures volontaires à sa collègue, Fati (nom d’emprunt), une femme en grossesse.

Le prévenu a reconnu les faits avant d’expliquer que c’est la colère qui l’avait poussé à gifler la dame ce jour-là. Mais il s’est susurré que bien avant cette dispute, le courant passait difficilement entre les deux employés.

Le jour des faits, le prévenu n’a pas trouvé mieux que de s’installer à la porte, obstruant le passage, pour faire du thé. En sortant de la cour pour des courses, la victime a confié être obligée de s’incliner pour exploiter le peu de passage disponible et éviter de le toucher.

Mais à son retour, elle a témoigné avoir découvert que Souleymane a utilisé l’un de ses bras et l’autre de ses pieds pour bloquer davantage le passage. La victime a tenté d’accéder à la cour. Elle a cogné le prévenu qui se serait mis à l’insulter. Ce dernier finira par Joindre sa collègue dans son bureau pour la couvrir d’injures avant de la gifler.

Bien que n’étant pas gravement blessée, Fati a dû se rendre à l’hôpital pour se soigner et faire des examens médicaux. Ces services lui ont coûté la somme de 23 040 F CFA dont elle a réclamé le remboursement à son présumé bourreau.

De l’avis du parquet, la commission des faits en public et les coups portés sur la personne d’une femme enceinte constituent des circonstances aggravantes dans cette affaire. Il a soutenu que les faits reprochés au mis en cause sont amplement caractérisés.

Toutefois, le procureur du Faso a demandé aux juges de tenir compte, dans leur délibération, du statut de délinquant primaire de Souleymane. Au regard de ces observations, le ministère public a requis deux mois de prison avec sursis et une amende de 100 000 F CFA ferme contre le prévenu.

Le tribunal a suivi le procureur en rendant sa décision. Il a, par ailleurs, déclaré recevable et totalement fondée la constitution de partie civile de la victime. De ce fait, le prévenu a été sommé de verser la somme de 23 040 F CFA à sa victime. La contrainte judiciaire étant fixée à trois mois.

Source : Sidwaya

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