Papou (nom d’emprunt) est un jeune de 20 ans, domicilié au secteur 17 de Bobo-Dioulasso. Maçon de profession, il était accusé de viol aggravé sur la personne de Laura (nom d’emprunt), une gamine de 4 ans.
Les faits
En effet, les faits remontent à la date du 13 avril 2026 et se sont déroulés à Bobo-Dioulasso. Ce soir-là, Papou de retour de son boulot aurait aperçu la petite Laura avec ses camarades y compris sa propre petite sœur de 6 ans. Les fillettes jouaient ensemble à la devanture du portail de leur cours.
Etant un grand frère, les gamines aimaient sa compagnie.
Ce jour, il aurait cueilli une mangue et ils ont consommé ensemble dans sa maison.
Juste après Papou aurait amené la victime dans la chambre puis poser son acte ignoble tout en ayant conscient de l’âge de la fillette et des conséquences qui pouvaient en résulter.
Selon les éléments du dossier, les parents de Papou et ceux de Laura sont des voisins de la même cour mais séparé d’un petit mur.
Il est aussi ressorti que la petite Laura avait l’habitude d’aller jouer chez l’accusé avec la petite sœur de ce dernier.
Papou après avoir commis son acte ignoble, se comportait comme rien était, sauf que ses actes ont produits des effets sur la petite Laura, occasionnant des blessures au niveau de son organe génital.
Suite à cela la petite en larmes après l’acte sexuel aurait croisé sa mère en lui disant qu’elle aurait mal à son sexe et qu’elle n’arrivait pas à se soulager.
Elle ajouta que c’est Papou qui en serait à l’origine.
Dame Sandrine (nom d’emprunt), mère de Laura aurait intercepté Papou pour lui demander pourquoi il aurait fait ça à sa fille.
Papou nie alors toute implication.
De retour de l’hôpital, les examens révèlent que la petite Laura aurait été violée et que son organe génital présentait des blessures qui démontrent une tentative de pénétration.
Très touchée par la situation de sa fillette, elle décide de porter l’affaire à la connaissance de son mari, qui malgré les pardons formulés par Papou et ses parents, va décider de porter plainte contre ce dernier.
Papou a été interpellé et conduit à la maison d’arrêt et correction de Bobo-Dioulasso pour répondre des faits de viol aggravé sur mineure.
À la date du 25 mai 2026, il comparait devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso.
À la barre
Devant le tribunal, Papou a reconnu les faits tels que relatés.
Plusieurs questions lui ont été posées tant par les juges que par le procureur.
Mais avant les questions, le parquet a fait savoir que Papou a commencé ses actes de pédophilie à l’âge de 11 ans en 2017 dans lesquels on dénombre deux fillettes victimes.
Connaissez-vous Laura ?
Il répond :« Oui, c’est ma voisine et l’amie de ma petite sœur ».
Votre petite sœur à quel âge ?
« Elle a 6 ans aujourd’hui », dit-il.
-Pouvez-vous coucher avec votre petite sœur ?
Sa réponse : « non, parce qu’elle n’a pas l’âge et c’est ma sœur ».
- Mais avez-vous fait ça sur son amie qui n’a pas son âge ?
« Je suis désolé et je ne sais pas ce qui m’a pris ce jour-là », a-t-il indiqué.
– L’avez-vous pénétré ?
« Non, je n’ai pas pu car c’était petit », a-t-il reconnu.
- Qu’avez-vous fait alors ?
Papou dit :
« J’ai juste frotté mon sexe contre le tien ».
-Combien de fois l’avez-vous fait ?
« C’est ma première fois », a-t-il déclaré.
-Est-ce que vous savez que c’est puni par la loi ?
« Oui je le sais c’est pour cela que je suis devant vous aujourd’hui pour être jugé », a-t-il reconnu.
– Est-ce que vous fumez la drogue ?
Papou répond par la négative.
Êtes-vous accro aux films pornographiques ?
« Non, je ne regarde pas ça », a-t-il nié.
Réquisitions du parquet
Le parquet a trouvé que les éléments de l’infraction sont réunis notamment l’acte matériel manifesté de pénétration sexuelle exercée par la violence au niveau de l’organe génital et une intention coupable manifesté par une volonté cruelle.
Il a demandé au tribunal de maintenir Papou dans les liens de l’accusation de viol aggravé selon les articles 533-19 et 533- 15 du code pénal et de l’en déclarer coupable.
En répression, le procureur a requis une peine d’emprisonnement de 30 ans et une amende de 3 000 000 F CFA, le tout ferme.
Verdict du tribunal
Le tribunal a délibéré sur le dossier le 29 mai 2026. Il a déclaré Papou coupable et l’a condamné à 20 ans de prison et une amende de 3 000 000 F CFA, le tout ferme.
Salamata Bikienga pour Justice Infos Burkina






