Dans le cadre de la session extraordinaire des audiences criminelles du Tribunal de grande instance Ouaga 2, un vingtenaire a comparu à la barre pour répondre des faits de viol aggravé. La particularité de l’affaire est que la victime est sa copine. Quand bien même cette dernière est mineure (14 ans), l’accusé soutient dans sa defense, avoir obtenu son consentement avant de passer à l’acte.

« J’étais avec mes amis. Elle m’a appelé, me disant de la rejoindre à un endroit. C’était vers un kiosque. On était en train de bavarder. Après elle m’a embrassé, et je l’ai embrassée aussi. Je lui ai proposé qu’on fasse des rapports. Elle a accepté. On est allée derrière le kiosque, et on l’a fait » a-t-il expliqué dans un premier temps.
« Que s’est-il passé par là suite ? », l’a questionné le président. « Par la suite, on est sorti, et on bavardait. Deux de mes amis nous ont rejoints. Le père de la victime passait par là, et il nous a vus. Sur place, mes amis ont fui. Mais vu que c’est ma copine, je ne pouvais pas fuir. Je suis resté là. C’est là que son père a dit que j’ai violé sa fille », a-t-il détaillé.
Après cela, poursuit-il : « le père de la fille a appelé un de ses amis. Lorsqu’il est arrivé, ils m’ont emmené au commissariat. Une fois là-bas, il a dit au commissaire que j’ai violé sa fille. Ce dernier n’a même pas cherché à savoir comment les choses se sont passées. Il a juste commencé à me tabasser seulement sans que je ne dise mot. »
A la barre, affirme-t-il toujours : » je ne savais pas que ce que je faisais n’était pas bien car, la fille là est ma copine. En toute vérité, je n’ai pas prévu de lui faire du mal. Je ne l’ai pas violée parce qu’elle était d’accord. C’est d’ailleurs elle qui m’a appelé. Je l’aimais et je voulais même qu’elle soit ma femme. Je ne savais pas que ce que je faisais était mal », a-t-il ajouté avant de fondre en larmes.
À suivre…
Source: Lefaso.net
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