Invitée à la barre, la victime (mineure) de viol elle aussi a donné sa version des faits dans cette affaire. Elle explique que ce jour-là, elle se baladait avec un autre garçon, quand elle a été aperçue par l’accusé, avec son groupe d’amis. « Il nous a arrêtés et voulait frapper le garçon. Ses amis ont dû intervenir…. Plus loin quand je repartais chez moi, il m’a rattrapée. Je l’ai supplié de me laisser partir, il a refusé. Il m’a coincée contre le mur, puis m’a violée », a-t-elle détaillé.

A la question de savoir si elle n’a pas crié au secours, la victime répond par l’affirmative, ajoutant toutefois avoir été maintenue de force, la main de l’accusé sur sa bouche. « Quand il a fini, un homme passait par là. Il a voulu fuir. J’ai crié et je suis tombée. Un autre garçon passait par là. L’homme lui a dit de m’accompagner à la maison et s’est mis à la poursuite de l’accusé… Quand on l’a rattrapé, il a d’abord nié. Après, quand on a dit qu’on va l’emmener au commissariat, il a commencé à dire la vérité », a-t-elle narré.
Prenant la parole par la suite, le président tentera de lui tirer les vers du nez en ces termes : « Il dit que vous êtes sa copine. Est ce vrai ? » « Oui, je suis sa copine », a répondu la victime. « Pourquoi vous a-t-il violée alors si c’est votre copain ? » a poursuivi le président. « C’est mon copain certes, mais il m’a violée parce que je lui ai dit que je ne l’aime pas », a-t-elle répondu. » C’est vraiment votre copain ? » a renvoyé le président à la victime. » Oui » maintiendra-t-elle. » Et vous ne l’aimez pas, malgré qu’il est votre copain ? » a requestionné le président. » Non, je ne l’aime pas » a-t-elle soutenu avant que la salle n’éclate de rire.
Le procureur à sa suite rappellera à la victime que ce qui se joue là, n’est en aucun cas une mince affaire. » Il encourt plus de 20 ans de prison. Ça veut dire que si on l’enferme, il sortira à plus de 40 ans. C’est la vie de quelqu’un qui est en jeu. Il ne faudrait pas que par votre faute, on condamne injustement quelqu’un. Il a dit que c’est vous qui l’avez appelé, et que l’appel est bel et bien vérifiable dans le journal des appels de son telephone. Est-ce vrai ? » lui a demande le ministère public.
« Je l’ai déjà appelé, mais ce n’était pas ce jour-là » a-t-elle répondu. « Est-ce qu’on ne vous a pas dit de dire des choses contre l’accusé ? Votre papa ne vous a pas dit de dire des choses ? », a renvoyé le parquet. « Non, personne n’influence mes propos. Papa aussi ne m’a rien dit » a-t-elle répondu. « Mais quand on a mis la main sur lui, vous avez dit que vous ne souhaitez pas que l’affaire parte en justice. Pourquoi on en est là alors ? », a poursuivi le procureur. Face à cette question, la victime restera muette.
À suivre….
Source: Lefaso.net






