mercredi 20 mai 2026 ⚖ L'information judiciaire, autrement ! contact@justiceinfosburkina.com
f
⚖ Actualités judiciaires & juridiques
babali, eau naturelle de Orodara
Flash info
Trafic de cannabis et vols de motos : Deux réseaux criminels transnationaux démantelés à Ouagadougou𝐓𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥 𝐌𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝’𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧: Deux adjudants condamnés à 6 mois de prison ferme pour violation de consignes𝗚𝗿𝗲𝗳𝗳𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗷𝘂𝗿𝗶𝗱𝗶𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 : U𝗻 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗳 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗵𝗮𝗿𝗺𝗼𝗻𝗶𝘀𝗲́𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀Niger : Un réseau de voleuses démantelé à ZinderTGI de Banfora : Pour des arriérés de salaire, elle incendie la maison de son patronRécit d’un procès : Il accuse ses voisins de se foutre de lui parce qu’il est célibataireDans les couloirs du palais : Quand des détenus applaudissent la réponse qui peut sauver leur collègue à la barreRécit d’un procès : Il s’introduit dans une cour en plein jour et écope de 10 ans de prison fermeDans les couloirs du palais : Elle s’évanouit lorsque le procureur a requis 10 ans de prison ferme contre son frèreTGI de Bobo : Pour des injures, il frappe sa femme au point de lui causer 30 jours d’incapacitéÉtats-Unis : Un père en prison pour avoir agressé et rasé la tête de force de sa fille de 14 ans en guise de punitionTGI Ouaga 1 : La banque lui vire 3 millions par erreur, elle dépense tout et est condamnée à rembourserTrafic de cannabis et vols de motos : Deux réseaux criminels transnationaux démantelés à Ouagadougou𝐓𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥 𝐌𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝’𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧: Deux adjudants condamnés à 6 mois de prison ferme pour violation de consignes𝗚𝗿𝗲𝗳𝗳𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗷𝘂𝗿𝗶𝗱𝗶𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 : U𝗻 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗳 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗵𝗮𝗿𝗺𝗼𝗻𝗶𝘀𝗲́𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀Niger : Un réseau de voleuses démantelé à ZinderTGI de Banfora : Pour des arriérés de salaire, elle incendie la maison de son patronRécit d’un procès : Il accuse ses voisins de se foutre de lui parce qu’il est célibataireDans les couloirs du palais : Quand des détenus applaudissent la réponse qui peut sauver leur collègue à la barreRécit d’un procès : Il s’introduit dans une cour en plein jour et écope de 10 ans de prison fermeDans les couloirs du palais : Elle s’évanouit lorsque le procureur a requis 10 ans de prison ferme contre son frèreTGI de Bobo : Pour des injures, il frappe sa femme au point de lui causer 30 jours d’incapacitéÉtats-Unis : Un père en prison pour avoir agressé et rasé la tête de force de sa fille de 14 ans en guise de punitionTGI Ouaga 1 : La banque lui vire 3 millions par erreur, elle dépense tout et est condamnée à rembourser
AccueilA la UneTGI de Banfora : Pour des arriérés de...
A la Une

TGI de Banfora : Pour des arriérés de salaire, elle incendie la maison de son patron

JIB2 19 mai 2026 0
whatsapp image 2026 05 04 at 09.50.37

Le tribunal de grande instance de Banfora a reçu à sa barre, le 15 juillet 2025, Bintou (nom d’emprunt), une jeune fille âgée de 20 ans et employée dans un restaurant de Niangoloko. Elle a comparu pour avoir mis le feu à la maison de son patron, pour cause de non-paiement de son salaire.


Les faits se sont déroulés le 1er juillet 2025 à Niangoloko. Bintou a volontairement mis le feu dans la maison de son patron, Tiemoko (nom d’emprunt), où habitait la seconde femme de ce dernier. En effet, confesse la prévenue, elle travaillait pour Tiemoko depuis 4 mois. « Quand j’ai voulu partir, il m’a remis deux mois de salaire en me disant qu’il allait me donner le reste de l’argent plus tard. Il me devait en tout 60 000 F, car j’étais payée 30 000 F le mois.

À ma grande surprise, chaque fois que je partais réclamer mon argent, il trouvait des prétextes pour ne pas me le donner ». Furieuse et lasse d’attendre indéfiniment son argent, Bintou, cette jeune fille à l’apparence innocente, va commettre l’irréparable. Elle décida de se venger en mettant le feu à la maison de Tiemoko. Et c’est la maison où il logeait sa deuxième femme, et où il entretenait des rapports sexuels avec Bintou, qui a été choisie. « Ce jour-là, je suis allée chez lui, j’ai ouvert la porte, j’ai pris un habit, j’y ai mis le feu et je l’ai jeté dans la maison en refermant la porte. Puis je suis partie », a-t-elle déclaré devant la barre.


Il faut noter que, dans la maison de Tiemoko, il y avait une motocyclette, deux matelas, des fauteuils, des ustensiles de cuisine, une somme d’argent ainsi que des documents appartenant à la femme de Tiemoko.

Avez-vous agi ainsi juste par vengeance ou y avait-il quelque chose d’autre derrière cet acte ? lui demanda le président du tribunal.


La prévenue répondit par l’affirmative. À l’entendre, elle voulait se venger de son patron car, selon elle, il ne la traitait pas bien. En plus de ses affirmations, Bintou déclara qu’elle entretenait des rapports sexuels avec ce dernier. Des rapports qu’elle conditionnait à 5 000 F par passe sexuelle. « On a couché ensemble 90 fois. Il me doit donc 450 000 F à ce titre, en plus de mes 60 000 F », martèle Bintou, droite dans ses bottes.

À cette déclaration de la prévenue, le président du tribunal n’a pas manqué de lui faire la morale : « N’as-tu pas de dignité ? En quoi ce que tu fais est-il différent de la prostitution ? » lui demanda-t-il. Elle resta silencieuse et finit par reconnaître, en avouant que c’était la même chose.


Le procureur, visiblement sidéré, lui posa la question de savoir si elle n’avait pas de maladie mentale vu ses actions et son comportement devant la barre. Bintou affirma jouir de toutes ses facultés mentales et, selon elle, c’est le désir de vengeance qui l’a poussée à agir de la sorte.


La victime, Tiemoko, qui a également comparu à la barre, a confirmé les propos de la prévenue selon lesquels il entretenait des rapports sexuels avec elle. Cependant, il nie que cela ait été régi par un quelconque contrat. « Je lui ai juste proposé d’avoir des rapports sexuels avec moi et elle a accepté. On n’avait pas parlé de contrat à ce sujet », se défend le patron et amant.


Concernant les arriérés de salaire, Tiemoko déclare qu’au moment où elle lui a fait part de son désir de regagner Banfora, il lui a fait savoir que les temps étaient durs et qu’il ne pouvait lui donner que deux mois de salaire. « Par la même occasion, je lui ai fait savoir que je devais prendre une tontine et que j’allais lui envoyer le reste de l’argent. Elle n’a rien trouvé à dire. Et le jour où elle devait quitter la ville, elle est venue me voir.

C’est moi-même qui l’ai accompagnée au bord du goudron pour qu’elle puisse prendre le bus pour Banfora. Je lui ai dit de ne pas être triste car je lui enverrais le reste de son argent », confie l’employeur de la jeune fille. Il ajoute que, plus tard dans la soirée, elle l’a appelé au téléphone pour lui demander si la pluie était tombée chez lui.

« Je lui ai dit non. En même temps, elle me dit de me préparer car il allait pleuvoir bientôt. Puis elle a coupé l’appel. Juste après son appel, mon frère, tout paniqué, m’appelle et m’informe que ma maison est en feu. J’y suis allé et là encore, elle m’appelle pour me demander si j’ai vu la pluie à présent. J’ai répondu oui, j’ai vu la pluie, et elle a raccroché », raconte la victime qui déclare qu’en plus des objets dévastés par le feu, il y avait également une somme de 250 000 F qui appartenait à sa femme.

N’avez-vous pas voulu profiter de la petite ? Pourquoi ne pas chercher à lui remettre la totalité de son argent avant que les choses ne prennent une autre tournure, vu que vous aviez 250 000 F dans la maison ? Telles étaient les questions posées par le tribunal.


La victime répondit qu’il n’avait pas l’intention de profiter d’elle et que l’argent qui a brûlé appartenait à sa femme, qui avait voyagé. Il ne voulait pas y toucher. Il affirme qu’il allait remettre l’argent de la petite dès qu’il rentrerait en possession de son argent de tontine.


À la question du tribunal de savoir si la victime se constituait partie civile, Tiemoko répondit qu’il ne réclamait aucun dédommagement. Mieux, il dit avoir pardonné à Bintou.


Le procureur, dans sa réquisition, a demandé que la jeune fille Bintou soit déclarée coupable et condamnée à une peine d’emprisonnement de 5 ans assortie de sursis et à une amende ferme de 1 million de francs.


Dans son verdict, le tribunal a déclaré Bintou coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamnée à une peine d’emprisonnement de 24 mois et à une amende de 500 000 F, le tout assorti de sursis.


Source : Wangola Médias

justiceinfosburkina.com

JIB2

Laisser un commentaire
Partenaire