Il se passe souvent des scènes dans l’enceinte des salles d’audience des palais de justice qui méritent d’être portées à la connaissance du public.
Le cas précis concerne Badra (nom d’emprunt).

Ce dernier, interpellé par les éléments de la Brigade Anti-Criminalité suite à une affaire de violation de domicile et de menaces sous conditions, est conduit devant le tribunal. Comme l’a souligné le dossier, Badra aurait fait usage d’une arme blanche, en l’occurrence une machette, pour commettre son acte.
À la barre, il dit regretter son comportement, implorant la clémence du tribunal.
Le procureur a requis la condamnation de Badra ainsi que la confiscation de sa machette ayant servi à faire la menace.
Pour son dernier mot, le président du tribunal lui demande s’il aura toujours besoin de sa machette.
Le prévenu, étonné de cette interrogation du juge, répondit :
« Yoohh, je ne veux plus la machette ».
« Le tribunal veut juste avoir votre avis avant de délibérer », réplique le juge.
Quelques minutes plus tard, le tribunal a statué sur le sort de Badra. Le déclarant coupable, il lui a infligé une peine d’emprisonnement de 24 mois avec sursis, plus une amende de 250 000 F CFA ferme.
Sur le sort de la machette, le tribunal a confirmé sa confiscation.
N.B: Ceci n’est pas un récit de procès.





