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Récit d’un procès : Un cultivateur victime de coups et blessures volontaires, 6 personnes poursuivies

JIB2 29 avril 2026 0
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Le TGI de Banfora, en sa séance du 21 avril 2026, avait à sa barre SF, SD, SK, SC, SP, SM, six prévenus tous poursuivis pour coups et blessures volontaires. En plus de ce chef d’accusation, l’un des prévenus, SF, était également poursuivi pour dégradation de plants.

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Entendus à la barre, aucun des 6 prévenus n’a reconnu les faits qui leur étaient reprochés, allant même jusqu’à dire qu’ils ne comprenaient pas la raison de leur présence en ces lieux ce jour.

Les faits se seraient déroulés en 2024. L’agriculteur, que nous appellerons CC, avait fait un champ d’orangers d’une superficie d’un hectare, un champ d’anacardiers de 5 hectares et un champ de riz qui auraient été tous détruits par les prévenus.

Entendu, CC dit qu’il était dans son champ d’anacardiers quand, tout à coup, il a vu un groupe d’individus se diriger vers lui et l’aurait passé à tabac à coups de poing et de machettes. Après quoi, ils auraient détruit entièrement tous les pieds d’anacardiers qu’il avait plantés. Selon les dires de CC, ils n’en étaient pas à leur première altercation puisque, dans le passé, ils ont respectivement détruit son champ d’orangers et de riz, et ils ont également été devant les autorités pour trancher.

Aucun des accusés ne se reconnaît dans ses allégations. SF a dit qu’il travaillait dans son champ, qui est voisin de celui de CC, quand il a entendu des bruits de l’altercation. Il se serait alors déplacé pour venir séparer : « Je n’ai joué qu’un rôle de médiation entre eux », s’est-il défendu. SK, quant à lui, déclare ne pas savoir pour quelle raison on l’a convoqué.

SC, lui, dit qu’il se serait rendu dans le champ de CC accompagné d’une trentaine de personnes pour lui demander de respecter leurs traditions, parce que ce dernier travaillait la terre un jour qui était interdit, et il ajoute qu’ils n’ont usé d’aucune violence. SP a, quant à lui, déclaré avoir déjà eu un conflit avec CC à cause des limites de leurs champs, qui étaient mal définies, mais que ce conflit n’avait rien à voir avec la raison pour laquelle on l’a appelé aujourd’hui. SM a affirmé également être innocent.

Après avoir entendu les déclarations de tous les accusés, le président du TGI a alors remarqué : « À vous entendre, on dirait que c’est vous les victimes, mais pourquoi c’est CC qui a porté plainte ? » Ce à quoi ils ont répondu qu’il y avait un conflit de terrain entre eux depuis des années et qui a été, à plusieurs reprises, devant les autorités. Et SM d’ajouter : « On était une trentaine à nous être rendus chez lui pour lui faire comprendre que le deuxième jour après le jour de marché est sacré, on ne travaille pas la terre… Après ça, il nous a convoqués à la police et le commissaire lui a demandé s’il est blessé, et il a dit non. »

Dans cette situation confuse, où chacun se rejette la faute, le président a demandé à entendre la version des témoins, qui étaient au nombre de cinq.

Les témoins à la barre

Le premier témoin a dit qu’il n’était pas présent le jour où CC a été passé à tabac, mais que, pour ce qui est de la destruction du champ, il était présent et que c’étaient bien les 6 personnes mises en cause qui étaient coupables.

Le deuxième témoin a, quant à lui, dit n’avoir pas assisté à la destruction du champ, mais, pour ce qui est des coups et blessures, ce sont bien les 6 mis en cause qui sont fautifs. Le troisième témoin, quant à lui, a dit n’avoir assisté ni à l’un ni à l’autre, mais, de bouche à oreille, il aurait appris que les six prévenus seraient la cause de la destruction du champ et qu’ils auraient également passé à tabac CC. Le 4e témoin n’est autre que le fils de CC. Il désigne SF, SC, SP et SM comme les assaillants de son père.

Le président a demandé à savoir quelle partie du corps de son père a été touchée par les coups de machette. Celui-ci a répondu qu’il s’agissait de son dos et que, pour se soigner, il n’est pas allé à l’hôpital ; il est resté une semaine à la maison et s’est soigné avec des plantes médicinales. Pour ce qui est de la destruction du champ d’anacardiers, il a indexé SF et SP, qui auraient arraché les pieds d’anacardiers qu’ils avaient plantés. Pour le champ d’orangers, il a indexé SF et SP. Pour le champ de riz, il a indexé SF, SP et SM.

Le cinquième témoin est la femme de CC, également présente lors de l’agression de son mari. Elle a dit qu’ils étaient en train de travailler quand des gens sont venus leur demander de cesser ce qu’ils faisaient et leur auraient alors demandé de voir avec son mari, parce qu’elle ne peut rien décider ; ils se sont donc dirigés vers lui, qui travaillait plus loin. Mais, à un moment donné, c’était devenu trop dangereux et elle aurait alors demandé à CC de se sauver. « C’est SC qui a attrapé mon mari quand il a pris la fuite, puis, avec SF, SP et SM, ils l’ont frappé. » Concernant la dégradation des plants, le cinquième témoin a déclaré que c’étaient bien les prévenus qui avaient détruit leur champ.

CC a été entendu une nouvelle fois pour des éclaircissements sur la véracité de ses propos. En effet, CC dit que, suite aux coups reçus, il est rentré tranquillement à la maison et n’a eu besoin d’aucun médecin pour se soigner, alors qu’il affirme également avoir eu une incapacité de travail d’un an, contrairement aux dires de son fils, qui ne dit qu’une semaine.

Réquisitions

À la fin des débats, le procureur, pour les faits de coups et blessures reprochés aux 6 prévenus, a requis le renvoi des fins de la poursuite pour infraction non constituée. Pour les faits de destruction de plants, seul SF a été reconnu et le procureur a demandé à ce qu’il soit déclaré coupable ; il a requis une peine de 12 mois, dont 6 fermes, et une amende d’un million avec sursis.

Le délibéré est fixé au 26 mai 2026.

Wangolā Médias

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